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Comment utiliser Twitter dans le cadre d’une veille ?
1/08/10
Les réseaux sociaux deviennent de plus en plus incontournables. De plus en plus de personnes les utilisent. Ils peuvent devenir une mine d’information pour les entreprises qui savent exploiter correctement ce nouvel outil sans leur démarche d’analyse marketing, de communication, technologique, informationnelle … et pourront dans certains cas largement réduire les coûts.
Actuellement, il existe principalement 4 outils qui dominent le marché dans ce domaine permettant de développer des relations, des échanges ou encore de faire du marketing virale. Facebook, Linkedin, Viadeo et Twitter.
L’objectif de cet article est de présenter quelques outils basés sur Twitter permettant de mettre en place une veille à partir des réseaux sociaux.
Grâce à Twitter et à ses possibilités d’interconnexion, nombre de personnes ou d’entreprises ont pu créer des outils permettant d’améliorer la recherche d’information.
Actuellement, on peut trouver 4 types d’outils, chacun ayant un ou des objectifs précis
Moteurs de recherche de tweet
Les moteurs de recherches d’information en temps réel
Moteurs d’analyse de tendances et de buzz
Moteur qui permettent de créer des alertes emails
- Les moteurs de recherches
Docteur Tweety, Tospy, Docteur Tweety, Tweetlabs sont des moteurs de recherche qui se sont focalisés sur la twittosphère. Ils permettent de faire des recherches avancées et de recueillir des résultats, par dates, score d’influence des tweets ou encore quelques statistiques.
- Les moteurs de recherches d’information en temps réel
Tweettabs, Monitter sont des applications qui permettent de suivre en temps réel l’apparition de nouveaux tweets à partir de mots clefs présélectionnés. Il est possible de partager la liste des flux d’informations.
- Les moteurs de suivie de tendances
Twitt(url)y, tweetmeme détecte les tendances et les buzz en fonction de leur popularité sur période de temps de déterminés. En fonction de l’outil utilisé, il est possible de faire des recherches par catégorie ou éventuellement de faire des filtres d’informations qui sont recherchées.
Les moteurs de gestion d’alarme
TweetBeep, TweetAlarm, Twilert sont des moteurs générant des alertes emails en fonction des mots clefs recherchés, de tag. Ainsi, les tendances d’un mot clefs peuvent être suivies dans le temps ainsi que l’évolution des conversations. Le tout étant envoyé automatiquement sur l’email du correspondant
Conclusion :
La capacité de recherche, la capacité à analyser l’information, de décrypter des tendances est un travail qui prend beaucoup de temps. Les moteurs de recherche comme google sont encore très utilisés mais ils ne donnent pas d’informations à valeurs ajoutée véritable ou encore moins de décrypter facilement certainement de nouvelles tendances. Les réseaux sociaux permettent, grâce à divers outils, de réaliser une veille plus spécifique et de recueillir plus facilement de l’information.
Toutefois, ces nouveaux outils engendrent de nouveau flux d’informations en plus de ceux existants et savoir utiliser le bon outil au bon moment devient de plus en plus important.
Même si Twitter dans son utilisation la plus basique n’apporte pas grand-chose, les spécificités de cet outil permettant grâce à des interconnexions de faire des analyses poussées permettant de comprendre l’évolution de marché, de surveiller des produits, tendances et d’adapter la communication marketing en conséquence.
Quelques liens :
Twitter : http://twitter.com
Twitter Search : http://search.twitter.com
Twitter advanced search : http://search.twitter.com/advanced
Twitter search operators : http://search.twitter.com/operators
Tweettabs : http://tweettabs.com
Twitt(url)y : http://twitturly.com
TweetBeep : http://tweetbeep.com
Tweetmeme : http://tweetmeme.com
Topsy – recherché de tweets : http://topsy.com/tweets
Docteur Tweety : http://www.docteur-tweety.com
TweetAlarm : http://www.tweetalarm.com
Tweetzi : http://tweetzi.com
TweetVolume : http://www.tweetvolume.com
Twazzup : http://www.twazzup.com
Monitter : http://monitter.com
Twilert : http://www.twilert.com
Les technologies clefs françaises 2010-2015
7/03/10
Quels sont les grands axes de développement des technologies en France de 2010 à 2015 ?
Un comité de réflexion composée de plus de 100 experts exposent leurs réflexions sur les technologies porteuses d’avenir en terme d’attractivité et de compétitivité en France. 83 technologies (par grand domaine) ont été identifiées offrant un potentiel intéressant de développement.
Au cours de cet article, je vais simplement passer en revue quelques unes des réflexions du rapport du ministère de l’industrie à travers les grands axes identifiés.
Les technologies de l’information :
Les grands enjeux de ce secteur sont orientées essentiellement sur la compétitivité de l’industrie par la création de nouveaux services (Virtualisation des réseaux, Gestion et diffusion des contenus numériques, technologies web sémantique, réalité virtuelle augemntée 3d) , l’amélioration de la productivité (Outils et méthodes pour le développement de systèmes d’information, composants logiciels, interfaces humain-machines, Modélisation, simulation, calcul).
Dans le domaine de la compétivité et de la mobilité, on retrouve la gestion de la micro énergie, le stockage de l’information numérique et les infrastrcutures et technologies pour réseaux de communication diffus).
Enfin pour le domaine compétitivité et sécurité, on les RFID, cartes sas contact, la sécurisation des transactions électroniques et des contenus. Seul le domaine de l’ingénierie des systèmes embarqués est regroupé dans la compétivité, la mobilité et la sécurité.
Actuellement les TIC contribuent directement à hauteur de 5 % à 6 % du PIB des grands pays européens (8 % aux États-Unis) et, indirectement, à 40 % de la croissance de la productivité en Europe. Les TIC ont donc un rôle important a jouer en ce qui concerne la modernisation et la croissance économique des pays développés et de nombreux pays en émergence.
Matériaux – Chimie :
Le secteur des matériaux et de la chimie représente un ensemble très diversifié de matériaux et de produits chimiques, ayant pour certains subi une première transformation ou mise en œuvre.
3 grands domaines ont été identifiés : L’amélioration des processus industriels, les nouveaux produits, nouveaux services et la préservation de l’environnement et développement durable. A l’intérieur de ces domaines on y retrouve : Matériaux nanostructurés et nanocomposites, les matériaux pour l’électronique et la mesure, les procédés catalytiques, les biotechnologies industrielles, les microtechnologies pour l’intensification des procédés, le recyclage des matérieux spécifiques, la fonctionnalisation des matériaux et les textiles techniques et fonctionnels.
Bâtiment :
Ce secteur est en pleine mutation sur les normes. Un marché commun européen de la construction se met en place progressivement. Il passe par l’harmonisation des normes (la directive sur les produits de construction en est la concrétisation) ainsi que par celle des règles d’attribution des marchés publics. La France est le pays européen qui dispose du plus grand nombre d’entreprises internationales dans le domaine de la construction..
3 grands domaines ont été identifiés : Maitrise énergétique, demande de confort et de préservation de la santé, l’environnement et développement durable. A l’intérieur, on y retrouve, les systèmes d’enveloppe de bâtiment, les matériaux composites pour la construction, à base de matériaux recyclés et de biomasse, la gestion de l’air et de l’eau dans le bâtiment et les technologies d’intégration des énergies renouvelables.
Energies – Environnement :
La croissance de la demande énergétique est aujourd’hui tirée essentiellement par la demande électrique et les besoins de mobilité. La directive européenne 2001/77 a fixé comme objectif que 20 % de l’électricité soit produite à partir de sources renouvelables (biomasse, géothermie, solaire, hydroélectricité). La France détient une position de tout premier rang mondial dans les énergies traditionnelles (électronucléaire, hydrocarbures). Cependant sur les nouvelles technologies de l’énergie, la France tend à être en retrait par rapport à d’autres pays européens comme l’Allemagne sur le solaire photovoltaïque ou sur l’énergie éolienne.
3 grands domaines ont été identifiées : la production « propre » d’énergie, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la réduction des pollutions. A l’intérieur de ces domaines et à titre d’exemple on y retrouve, les systèmes phtovoltaïques et éoliens avec stockages intégrés, les carburants de synthèses issus de la biomasse, les réacteurs nucléaires 3ème génération, la capture et stockage géolitique du Co2 …..
Technologies du vivant – santé – agroalimentaire :
Le secteur des technologies du vivant, de la santé et de l’agro-alimentaire a été considéré comme correspondant au domaine des besoins quotidiens. Ce dernier rassemble les activités industrielles et les services qui leurs sont liés, et qui ont pour vocation de répondre aux obligations et aux besoins ordinaires de tout individu : se nourrir, se soigner, s’habiller …
Les 3 domaines identifiés sont : L’amélioration des processus industriels, la nutrition et la santé publique (nouveaux traitement). Parmi ces domaines, on y retrouve à titre indicatif : la transgénèse, la thérapie cellulaire, la génomique fonctionnelle à grande échelle, l’ingénierie des anticoprs monocionaux, l’imagerie et instrumentation associées aux sciences du vivant ….
Les transports
La libéralisation des économies stimule le transport des marchandises, et le développement de la production en flux tendus intègre fortement les services de transport.
3 grands domaines identifiés : l’environnement et énergie, la compétivité de l’industrie et des services de transports et la sécurité. Parmi ces domaines et à titre indicatif, on y retrouve les composantes tel que les travaux d’infrastructure furtifs, la sécurité active et passive des véhicules, les moteurs à pistons, les turbomachines, l’acoustique l’architecture électriquet et électronique des véhicules …..
Technologies et méthodes de production :
Le secteur des équipements, process et méthodes de production est porteur d’enjeux majeurs pour la maintien et l’amélioration de la compétitivité et de l’activité des entreprises industrielles françaises. Les atouts de l’industrie française résident d’une part dans les méthodes et outils permettant l’augmentation constante de la productivité, d’autre part dans ses capacités d’innovation et de production à haute valeur ajoutée.
3 grands domaines identifiés : l’amélioration des processus industriels, les nouveaux produits et nouvelles fonctionnalités, et la gestion de la compléxité. A l’intérieur de ces domaines et à titre indicatif, on y retrouve les capteurs intelligents et traitement du signal, micro et nanocomposants, procédés et systèmes de photoniques, méthodes et outils de coconception, transfert de technologie ….
Conclusions :
Comme on peut le constater, certaines technologies sont déjà anciennes, toutefois l’orientation est donnée sur un développement de l’amélioration de la productivité, compétitivité mais surtout en mettant en avant la maîtrise de la compléxité et de la connaissance. En effet, nombre de pays émergents maitrisent des briques technologiques et sont devenus des leader mondiaux. Dans ce cadre, il a été mis en avant que la maitrise de la complexité et de la connaissance sont des atouts majeurs de compétivité pour les pays occidentaux.
Pour en savoir plus : http://www.industrie.gouv.fr/techno_cles_2010/html/sommaire.html#sommair
Boite à outils en intelligence économique dans les PME
28/02/10
Le contexte économique des petites et moyennes entreprise a fortement changé depuis quelques années.
L’utilisation des technologies de l’information et notamment internet a complètement bouleversé l’environnement économique des petites et moyennes entreprises. Les dirigeants doivent de plus en plus surveiller leur environnement économique, mettre en place des stratégies d’influence, protéger leur environnement informationnel et technologique et gérer l’intelligence collective. Le concept de l’intelligence économique constitue un axe important qui permet à des décideurs de pouvoir prendre des décisions essentielles dans le développement de leur activité.
Quel pourrait être les outils d’intelligence économique dans les PME intéressants à mettre en place ?
L’ objectif de cet article n’est pas de traiter de tous les axes de l’intelligence économique mais de donner quelques pistes de réflexions.
Voici un diagramme vous permettant d’avoir une vision globale.
source : Préconisation pour la boîte à outil de l’intelligence économique dans les PME – ICOMTEC -2008-2009
Dans l’analyse économique il peut y avoir plusieurs axes :
- L’analyse de l’existant
- Il s’agit d’analyser l’environnement interne de l’entreprise ou externe dans les domaines stratégiques en essayant de repérer les points forts/faibles sur 5 dimensions : produits/marchés, production/technologie, résultat/financement, oragnisation/RH, politiques/réglementations.
- Déterminer d’ou vient l’information (formelle / informelle) principale de l’entreprise en dégageant les forces et les faiblesses de celle-ci.
- Construire des outils d’analyse de ses informations et la qualifier par rapport aux 5 dimensions enoncées en 1.
- Traitement de l’information
Le traitement de l’information est très important car il va permettre de découvrir des axes de travail et de décisions à mettre en oeuvre. Il s’agit surtout de repérer les signaux faibles pouvant avoir une grosse valeur ajoutée dans l’entreprise.
- Des outils de cartographie comme YED (yworks.com), de mind mapping peuvent être très utile dans ce cadre.
- Des outils d’analyse d’acteurs permettront de positionner l’entreprise dans son environnement
- Des outils d’archivage
- Diffuser l’information L’information est précieuse, l’entreprise doit être capable de mettre en place des procédures de diffusion de l’information (personnes concernées ou aux services les plus intéressés) ou de rétention- Des outils comme des blogs, les cms, des wikis peuvent être des outils intéressants selon les contextesVoici un exemple d’outil vous permettant d’analyser votre entreprise dans le cadre de l’intelligence collective.
L’identification des risques et la protection du patrimoine
La sécurisation des risques a pour objectif d’éviter tous les préjudices que l’entreprise peut subir, que ce soit à l’interne ou à l’externe. Il s’agit donc de mettre en place des stratégies préventives de façon à diminuer et identifier les menaces et mettre en oeuvre des plans de contre attaque.Voici un exemple sous forme de mind mapping une grille d’analyse de risque dans une petites et moyenne entreprise.
- L’e-réputation
Internet est un merveilleux outil pour l’entreprise mais aussi il peut détruire très rapidement une stratégie de communication, de réputation. Il est important de travailler avec des outils de recherche pour connaitre ce qui se dit sur internet de l’entreprise, de ses produits par exemple.
- Parle t’on de ma société, de ma marque, de mes produits ?
- Comment interpréter les commentaires des internautes ?
- Comment maitriser l’image de l’entreprise sur internet ?
- Comment réagir en cas de buzz ayant un impact sur l’entreprise
Il existe des outis gratuits permettant de faire de la veille comme : Alerte Google, Touchgraph par exemple.
Comme vous pouvez le constater, la mise en place d’une cellule d’intelligence économique n’est pas forcément simple car il est nécessaire de prendre plusieurs dimensions en compte. Vous êtes dans un environnement très compétitifs, international, haute technologie par exemple, il est important de structurer et de connaitre parfaitement votre environnement. L’investissement que vous mettrez en place vous apportera toujours un retour à un moment donné. Trop peu de petites entreprises négligent l’importance de la mise en place d’un service d’intelligence économique et c’est réellement dommage.
SixthSense, notre quotidien de demain
8/02/10
En parcourant certaines de mes lectures sur le net dans le cadre de ma méthodologie d’intelligence économique, je viens de découvrir une invention réalisée par Pranav Mistry (MIT) en laquelle je crois fortement. S’agit t’il d’une révolution qui va affecter notre quotidien ?
Personnellement je le pense si l’ensemble fini par déboucher sur des applications commerciales et les applicatifs seront immenses.
Cette technologie aura un impact important sur notre manière d’appréhender l’utilisation des outils et de s’en servir dans notre quotidien et ceux que cela soit dans le monde du travail ou encore dans notre vie de tous les jours. On y retrouve l’ensemble des éléments que l’on utilise actuellement mais retranscrit via une gestuelle, interactive et intuitive.
Les applications pouvant déboucher de cette invention, si elles sont mises sur le marché, vont permettre d’apporter une nouvelle façon de voir les choses, de les appréhender, de les retranscrire.
SixthSense est composé d’une webcam avec un micro, d’un picoprojecteur et d’éléments sensitifs qui permettent d’intérargir avec les objets qui nous entourent. Ces objets peuvent devenir des surfaces de travail voir une interface.
Voici quelques exemples qui sont mis en avant par vidéo:
Sur une feuille blanche, on peut projeter une vidéo. La feuille devient un écran.
A parti de plusieurs documents, on peut prendre des éléments et en faire une fusion, voir même déplacer la création directement sur son ordinateur simplement avec une gestuelle très simple.
Pour prendre une photo, il suffit simplement de faire un cadre avec ses doigts.
Actuellement, on utilise des supports pour faire la même chose (dans certains cas), le Iphone, la tablet ou d’autres outils permettent grâce aux doigts d’intérargir avec l’objets de façon plus intuitive mais le contact est encore nécessaire.
L’innovation de Pranav Mistry dépasse ce cadre et amène une nouvelle réflexion sur l’intéraction entre le réel et le virtuel (un peu comme le film minority report).
Je vous laisse regarder cette grande innovation qui sera en plus Open Source et qui j’espère arrivera bientôt dans notre quotidien.
Intelligence économique : Étude comparée entre Québec, France, Royaume uni : 1ères réflexions
10/01/10
La compétition entre les pays, les entreprises s’est fortement accélérées au cours des dernières années et sera certainement encore plus féroce dans les années qui suivent. Chaque pays a des pratiques différentes et elles ne sont pas toujours compréhensibles car l’exception culturelle entre en jeux.
Les stratégies des acteurs économiques se confrontent sur plusieurs champs de réalités, international, national et régional. Les Etats, les entreprises, les régions sont désormais de plus en plus contraints d’intégrer cet élément dans la définition de leurs orientations stratégiques.
Le présent article a pour objectif de décrire rapidement et de façon non exhaustive quelques pratiques d’intelligence économique développées dans différents pays, Québec, France, Royaume Uni. Il est loin d’être complet et présente de façon générale quelques dispositifs.
Quel est la culture d’intelligence économique, les pratiques et les pilotages territoriaux qui en découle pour chaque pays ? En essayant de répondre à cette question, cela permet de découvrir les différentes exceptions culturelles et les manières dont sont pratiquées l’intelligence économique. On peut trouver différents termes : districts industriels, clusters, grappes industrielles qui forment des organisations et qui fondent leur performances, leur développement sur l’utilisation de réseaux d’information, d’appui et de réseaux d’excellence ou d’influence.
Le monde :
A l’époque des « trente Glorieuses » et l’affrontement idéologique (capitalisme/communisme) ont souvent masqués les conflits économiques entre les Etats, les entreprises. L’arrivée de nouvelles forces émergentes « Les dragons d’Asie », l’effondrement du bloc communiste, la réduction de certaines richesses ont bouleversé l’ordre des relations internationales, économique et d’une logique militaire, on est passé à une logique économique et expansionniste. C’est dans les années 90 que les véritables programmes d’intelligence économique ont débuté officiellement.
Québec / Canada :
A l’instar de certains pays (France, Royaume unis, USA), la notion d’intelligence économique n’est pas très usité et il est difficile de trouver des groupes de réflexions formelles, des études de cas d’entreprise ou des analyses sur ce domaine. Au Québec, ce terme est plus regroupé sous la notion de Business Intelligence ou encore de Renseignement d’affaire. L’intelligence économique semble se monter brique par brique sans une politique offensive dans ce domaine.
Mme Bergeron ( regional business intelligence : the view from Canada, Journal of information Science, 26(3) 2000) définit cette notion comme « une activité de surveillance systématique de l’environnement organisationnel, afin de collecter des informations pertinentes, ouvertes, de transmettre, analyser et évaluer ces informations pour une action et une prise de décision optimum de l’organisation, ainsi que pour l’anticipation. Il s’agit d’une activité qui est partie intégrante du management de l’information stratégique dans une organisation ».
Selon une étude faite par Chung Wei Choo (Information management for the intelligent organization, The art of scanning the Environment ASUS, information Today, 2000) à la fin des années 90, 32 % des répondants disposaient d’une organisation plus ou moins formalisées dans les PME manufacturières. Une autres études dans les secteurs des Hautes technologies réalisées en 1998, 1999 (Cité par P. Bergeron, Calof J&Al Survey of canadian R&D Companies) montraient que 11 % avait en place un système formalisée d’intelligence économique. Qu’en est il en 2010 ? Après 5 ans d’existence pour ma part au Québec, je n’ai vu que 3 offres officielles dans ce domaine !
Au niveau des politiques publiques, les réactions semblent plus importantes. Dans les années 90, 14 centres de veilles concurrentielles ont été crées afin d’apporter une expertise dans les domaines de transfert des technologies, informations, apprentissages, d’utilisation de l’information stratégique et démarche de Business intelligence. La faible performance de ces centres ont débouché sur la mise en place d’un autre programme dit d’assistance à la recherche industrielle, National Research Center (NRC) ou une large place est consacrée aux renseignement d’affaires. En effet, il semblerait que la faible performance du dispositif n’a pas réussi à s’ancrer dans le paysage des PME et que la démarche n’était pas perçue comme une démarche de management de l’innovation (Philippe Clerc, Président de l’AFDIE – L’intelligence économique au Canada).
Actuellement le CRIQ (Centre de Recherche Industriel du Québec), Montréal International et investissement Québec semble être les structures importantes dans le paysage de développement Québecois et d’analyse dans ce domaine.
Qu’en est il de l’exception culturelle ? il semblerait que cela soit un mixte entre la culture américaine (intelligence concurrentielle) et une pratique avancée de veille qui se caractérisent essentiellement au niveau québécois par le déploiement d’un dispositif de veille avancées, d’analyses prospectives, l’accompagnement de politiques d’appui au niveau du développement local et à l’innovation ainsi que des pratiques d’exception culturelle.
France :
Les débuts de l’officialisation de l’intelligence économique en France date des années 1994. Les pratiques d’intelligence économique ont commencé suite à la prise de conscience que certaines technologie Made In France étaient convoitées. Le rapport Martre (intelligence économique et stratégie d’entreprise février 1994) a été l’un des premiers rapports important en France. Depuis, nombre d’université, école de commerce ont commencé à proposer des formations pointues dans ce domaine ainsi que le développement d’organismes d’intelligence économique et de politiques adéquates et offensives. Pour renforcer la compétitivités des entreprises, nombre de dispositifs ont émergé comme récemment la création des pôles de compétitivité.
L’exception Française prend la forme suivant : « l’accès compétitif aux marchés du monde s’opère à partir d’une extrême localisation des activités et des dynamiques d’entreprises » (S Arzeni, Réseaux d’entreprises et développement local, LEED, OCDE, 1996). La mondialisation renvoie à l’importance de l’ancrage territoriale des activités.
Cela se caractérise par :
- - une capacité à comprendre et interpréter les enjeux et réalités des environnements de l’organisation
- - un processus de détection, d’interprétation des signaux de l’environnement économique
- - une aide à la définition et au pilotage de la stratégie par une démarche d’influence.
- - Un centrage sur des développements de stratégies territoriales en coordination avec les politiques nationales
- - une définition d’une doctrine de sécurité notamment économique
- - une réflexion sur le long terme avec des visions stratégiques
Royaume Uni :
L’historique de l’intelligence économique au Royaume uni est ancienne et nombre de grandes entreprises ont des structures formalisées dans ce domaine.
Les PME sont sensibilisées par des « Business Links » qui sont des réseaux territoriaux d’appui lancées au début des années 90. Ils ont pour objectif de diffuser des pratiques et de l’information à valeur ajoutée (export, innovation, technologie…) orientés spécifiquement pour les très petites et moyennes entreprises. Il en existe 45 dans le Royaume uni. Dernièrement, une second dispositif a été mis en place, le réseau Globalwatch. Il s’agit d’un réseau de veille, lobbying international au service des entreprises britanniques (15 implantations dans le monde) secondé par un réseau humain chargé de repérer, promouvoir, négocier les intérêts économiques britanniques. L’objectif de Globalwatch est de fournir un appui ciblé sur les technologies et les pratiques étrangères en matières d’innovation
La culture anglaise se caractérise par l’utilisation intensive de war room, de pratiques de l’intelligence concurrentielle, de stratégie de lobbying et d’influence. C’est une culture basée sur l’action offensive.
L’open innovation : Nouveau modèle organisationnel émergent ?
6/10/09
Depuis quelques années, nombre de chercheurs, économistes, sociologues essayent de trouver les principales composantes d’une nouvelle société productiviste. L’innovation ne peut plus être cantonnée dans un milieu restreint, fermée de l’extérieur dans notre société actuelle. L’intérêt des entreprises est de faire appel à des ressources externes (financières, technologiques, industrielles ..) d’innovation pour optimiser l’utilisation des capacités (au sens large) de l’entreprise.
L’essor des pays émergents, la mondialisation des échanges, l’accélération des progrès technologiques obligent les pays développés à se centrer de plus en plus sur des technologies à forte valeur ajoutée mais aussi à donner l’accès à un certain nombre de connaissances, de transferts technologiques notamment dans la haute technologie (Griffith 2003 -technolgy sourcing : an emprical analysis using firm-level patent data institute for fiscal stuies)(ex la négociation de vente des rafales français au brésil) ou encore à définir des pôles technologiques pour permettre à un ensemble d’entreprise de pouvoir partager un certains nombre de savoir faire.
Selon Chesbrough (2003, open innovation, The New Imperative for Creating and Profiting from Technology havard business press), inventeur de ce concept., l’open innovation est un ensemble d’évolution comme un changement de paradigme en matière d’organisation des entreprises. Cette notion insiste sur le fait que les entreprises complètent leurs capacités de R&D internes avec des sources externes variées et sélectionnées avec soin.
L’accès à de nouvelles ressources permet à l’entreprise d’accélérer les cycles d’innovation, de réduire les coûts de développement et pour les entreprises leader dans leur marché de lancer de nouvelles tendances. Une des clefs de réussite de l’introduction de ce concept dans les entreprises est le fait que cela repose sur un eco système particulier ou interagissent de jeunes entreprises innovantes et de grands groupes avec succès. Le concept de Réseau devient alors un élément fondamental de développement et d’émergence d’innovation (rupture ou incrémentale)
(De Jong, J.W Vanhaverbeke, Van deVrande et M. de Richemont, 2007, Open Innovation in SMEs: Trends, motives and management challenge)
Ce schéma montre comment les entreprises peuvent utiliser différents types d’instrument qui peuvent varier en fonction de la progression du processus d’innovation vers le marché. Ainsi, l’entreprise peut faire appel à d’autres concepts / outils / communautés / partenaires tels que le capital risque, le crowdsourcing, les alégoras dans sa démarche de développement en vue d’atteindre ses objectifs. L’apport de connaissances, de maitrise de la gestion des connaissances, de l’intelligence économique est fondamental.
L’open innovation se distingue de l’open source, en ce sens que, l’achat, l’utilisation et la création de brevet rentrent dans le cadre de sa démarche ainsi que la notion de partenariat (temporaire ou non). L’objectif est de réduire les coûts de développement, de faciliter l’innovation de rupture grâce aux nouvelles possibilités existantes sur le marchés.
Le schéma 1 montre bien que le départ d’une démarche d’innovation ouverte passe par une grande ouverture sur l’extérieur. Au fur et à mesure de l’évolution du processus d’innovation, le tunnel d’ouverture sur l’extérieur se rétréci par la sélection de partenaires et par l’intérêt ou non de mettre en place le projet sur le marché.
L’ouverture vers l’extérieur, l’interaction toujours plus importante entre les acteurs amènent à une internationalisation des processus d’innovation des entreprises et permettent de développer des réseaux mondiaux d’innovation ouverte.
L’impact sur l’organisation de l’entreprise n’est pas sans conséquence. L’ouverture suppose des capacités d’absorption qui permettent à l’entreprise de capitaliser sur l’information lui parvenant de l’externe, de ses coopérations et/ou partenariats. Elle suppose aussi que l’entreprise ait mis en oeuvre des outils organisationnelles pour identifier, sélectionner et absorber les informations à valeurs ajoutées pour son développement. Selon Ebert (Ebart, J.S Chandra et A Liedtke, 2008, Innovation management. Strategies for success leadership, AT keamey), l’absorption d’idées nouvelles par l’entreprise et leur transformation en innovation dépendent par exemple de l’importance des interfaces ménagées (ex marketing / R&D) entre l’entreprise et l’environnement externe.
En conclusion, les pratiques d’innovation ouverte se font essentiellement par le développement de coopérations, partenariats, partiels ou non, permettant à l’entreprise d’enrichir ses savoir et de développer un cycle de production d’innovation plus rapidement. Elle implique que l’entreprise recherche / capitalise des savoir faire et que son degré d’ouverture soit à la hauteur de ses objectifs qu’elles souhaitent atteindre. Cela nécessite une meilleure collaboration en interne entre les départements, un fort degré d’ouverture vers l’extérieur et une modernisation de l’organisation et de la culture d’entreprise. L’innovation ouverte permet de travailler plus facilement sur l’innovation de rupture et de développer des niches de marché dont la valeur potentielle peut être très importante pour l’entreprise.
Comment la Diversité, le KM, les connaissances et les compétences peuvent créer de la valeur avec les «knowledge workers de la diversité»
19/06/09
La culture est, en quelque sorte, un « logiciel » qui sert à comprendre, à agir, à s’adapter dans une société. Demorgon, 2005.
Malcom Gladwell (2008) : Apprendre à apprendre des «Outliers», des «hors-normes»
Dans le contexte organisationnel, accumuler des connaissances afin d’en tirer profit implique un apprentissage continu sur la façon d’intégrer le savoir faire et le savoir être des personnes diverses, différentes, hors-normes. Apprendre à valoriser la différence, richesse qui amène de la variété requise, ingrédient essentiel de survie de l’organisation dans les environnements complexes et imprédictibles que nous vivons.
Pour gérer la diversité culturelle et pouvoir capitaliser ce qu’elle apporte à une organisation, ce texte propose une série de questions qui amènent le lecteur à la réflexion individuelle pour susciter ainsi la discussion et le partage des idées lors du café des connaissances
Ce partage pourra nous faire réfléchir sur comment faciliter l’intégration des connaissances de chaque personne dans notre travail, afin de garantir une compréhension mutuelle au niveau de la communication qui aura des effets positifs pour la rentabilité de l’entreprise et la circulation des savoirs.
Comment apprendre à exprimer les émotions qui sont liées à nos attentes ? Mes attentes sont influencées pour ma culture nationale dans laquelle j’ai grandi, comme les attentes de celui qui est né au Canada.
- Est-ce que la préférence sur l’embauche d’un certain type de candidat naît d’un a priori ? L’origine de l’a priori fait-il appel à une émotion, positive ou négative ?
Si on se sert de la communication comme l’outil qui nous permet de transférer notre savoir faire et notre savoir être, ça veut dire qu’on doit apprendre à communiquer d’une manière différente dans le contexte d’affaires nord-américain.
Si on a une vision à long terme -attitude mexicaine, européenne par exemple, influencée pour une notion du temps flexible- et non à court terme -attitude nord-américaine, influencée pour une notion du temps considéré comme un ressource- comment ajuster notre vision pour répondre aux besoins de notre entourage d’affaires qui est nord-américaine (on est situé au Canada) ?
Faut-il changer cette mentalité, ou bien, faut-il osciller entre l’ouverture et la fermeture face à ce trait culturel ? C’est-à-dire, la vision va être parfois plus à long terme (on va essayer de montrer un certain nombre des avantages) et parfois la vision va être à court terme, afin de résoudre des problématiques réels qui affectent aujourd’hui l’affaire ou la rentabilité de l’entreprise.
- S’il fait -20 et la météo annonce de la neige, je m’habille chaudement] : J’ai une expertise donc plus [généraliste] que je sais adapter à des cas concrets par le raisonnement et mes habiletés cognitives. Versus apprendre une seule façon de faire qui ne fonctionne que dans un seul contexte.
Quand on a décidé de vivre à l’étranger pour une période de longue durée (plus de 5 ans), dans un contexte qui n’est pas le nôtre au début mais qui deviendra notre contexte au fur et à mesure qu’on s’ouvre à l’interaction sociale et humaine avec les autres, la notion de la relation interculturelle prend une place importante dans notre vie.
Pour ceux qui vivent à l’étranger, il a y une question intéressante à se poser : Comment vivre ma différence ailleurs ?
- Comment adapter mes valeurs à une réalité qui valorise d’avantages d’autres valeurs différentes des miennes ?
- Quel est le rôle de la perception sur nous même, comment transposer ce qu’on sait faire dans le contexte nord-américain ?
- Quels sont les efforts qu’on devrait produire pour nous mettre en valeur et nous faire une place au Canada ?
- Quel sont les attitudes qui peuvent aider à transférer nos savoir faire ? :
- Comment la personne qui a un accent différent pourrait-elle faire valoir ses compétences ?
Le rôle de l’accent dans l’interaction humaine peut empêcher que nos compétences soient reconnues, car un accent différent est une étiquette en soi qui « exclu » la personne de certaines interactions.
- Comment apprendre à exprimer les émotions qui sont liées à nos attentes ? Nos attentes sont influencées par notre culture natale, comme les attentes de celui qui est né au Canada. Les attentes entre un interlocuteur d’une origine ethnique peuvent être différentes de celui qui est d’une autre origine ethnique et cela peut favoriser ou empêcher le transfert des connaissances tacites et ou explicites.
Le travail en équipe est possible si les émotions de peur, de méfiance causées par la différence deviennent une ouverture à la différence, enrichissement collectif par un apprentissage des différentes façons de voir les phénomènes complexes qui nous entourent, seule façon de faire face aux problèmes complexes et imprévisibles qui nous «challengent»
Malcom Gladwell parle des «Outliers» dans son dernier livre. Nous sommes des «outliers», des «hors-normes» et nous pouvons apprendre à apprendre les uns des autres dans le respect des différences.
Personnellement, je pense qu’à travers notre force vitale (la capacité à décider), on peut se faire reconnaître, accepter, et faciliter notre propre intégration. Dans ce cadre, la communication devient un outil stratégique.
Lors du café des connaissances, nous allons donc explorer différentes facettes de ces questions et réfléchir en quoi la mise en pratique de la gestion des connaissances permettra de mieux comprendre les interactions entre les personnes de différents milieux culturels. Nous explorerons différents exemples qui montrent différentes attitudes au travail et qui permettent de faire naître des incompréhensions dans les interprétations dans un contexte professionnel.
On utilisera aussi webIdeapro, un outil sémantique de modélisation, pour essayer de construire un schéma heuristique qui, avec les intéractions et idées de chacun, permettra de produire du sens et de mettre en évidence des informations dites non structurées en informations structurés et compréhensibles de tout le monde permettant la prise de décision et l’action. Se mettre en mouvement.
Document rédigé en collaboration :
Huesca Ana Dalia : Intervenante – Msc – Conseillère en gestión de la diversité chez Drakkar
Richard Loïc : Spécialiste KM / entreprise 2.0 – MBA IE/KM – Msc Rh
Muzard Joël : Spécialiste KM / entreprise 2.0 – Ph.D. – fondateur KM-GC-MONTREAL – A-I-A.com
Comment le leadership et les nouvelles tendances en gestion peuvent maximiser les avantages du Web social et collaboratif?
19/06/09
Voici un bref article sur le futur de la gestion de la relation au travail et sociale en entreprise. Il est loin d’être complet et peut aborder certaines notions de façon assez simplistes qui devraient relever d’un travail plus important.
Depuis les travaux de Peter Senge sur l’organisation apprenante, nous pouvons observer beaucoup de transformations au sein des organisations. La disponibilité de nouveaux outils étiquetés Web 2.0 est en train d’accélérer ce phénomène.
Presque tous les technophiles connaissent le Web 2.0, qui apporte son lot de nouveautés. Mais connaissez-vous «l’entreprise 2.0» ! On peut résumer ce nouveau concept émergent comme l’utilisation des outils du Web 2.0 dans le contexte de l’entreprise (cela ne se résume pas à un simple wiki ou à un blog !).
Cette nouvelle notion de partage, recoupe des pratiques bien plus riches qu’un simple blog et engendre des mutations dans les relations du travail bien plus importantes que l’on peut se l’imaginer.
Comment peut-on définir l’entreprise 2.0 : M. Andrew Mc Affee (1) donne cette première définition : “L’entreprise 2.0 correspond à une utilisation de plateformes sociales émergentes au sein de sociétés ou entre des sociétés, leurs partenaires et leurs clients“.
Sur le fond, l’entreprise 2.0 ne repose pas ou peu sur des innovations technologiques, mais son efficacité réside dans des nouvelles pratiques de collaboration entre les acteurs. La nécessité d’un changement culturel implique que l’entreprise ait franchi l’étape de la simple collaboration, du simple partage des connaissances. Aux oubliettes les conflits du type relation de pouvoir basés sur l’information !
Comme toute démarche, l’introduction de l’entreprise 2.0 dans une organisation nécessite un travail de fonds à réaliser auprès des acteurs avec une stratégie de changement importante. L’entreprise 2.0 est avant tout une « école » du partage et de la collaboration. Dans les faits, ce sont les utilisateurs qui «poussent» pour ces changements, qui émergent davantage en forme botom-up que top-down.
Ce concept est aussi directement lié à l’hyper concurrence, ou encore à la globalisation des marchés. Les asiatiques sont capables de confectionner des produits similaires à des prix défiant toute concurrence et qui sont eux mêmes concurrencés par les sri lankais et les philippins ! Conclusion, les sociétés développées, pour rester compétitives, doivent améliorer leur système d’apprentissage, d’innovation et de production de la haute valeur ajoutée !
Pour un acteur, trouver l’information, n’est pas difficile en soi, mais trouver la bonne information avec un minimum de temps devient de plus en plus difficile dû surtout à l’obésité des intranets, à l’abondance toujours plus importante de l’information présente dans notre quotidien et aux problèmes de design des espaces de travail collaboratif.
Pour une équipe, cela peut être encore plus puissant, puisque de nouveaux outils facilitent la collaboration d’une façon que le mode mécaniciste et sériel d’organisation du travail empêche d’imaginer.
La gestion de l’information, du savoir, du cycle d’apprentissage, de son accès et de sa capitalisation devient une des composantes essentielles que l’entreprise doit développer si elle veut rester compétitive face à cette hyper concurrence. La nécessité d’oublier ou de restreindre à mon sens, un temps donné, les thématiques de retour sur investissement financier est peut être une solution pour mettre avant le retour sur investissement du capital intellectuel. Ainsi dans ce système l’acteur n’est plus vu comme une donnée de gestion mais comme une donnée à valeur ajoutée qui grâce à son capital humain, permettra à l’entreprise de gagner en efficacité et compétitivité. Parce que l’enjeu est de créer du sens ensemble, de donner du sens à l’environnement en faisant du client un acteur à part entière!
Tous ces éléments impliquent que les relations de travail entre les acteurs doivent changer, les habitudes, les méthodes et outils de travail doivent être adaptés en conséquence pour fluidifier l’information pour que celle-ci puissent arriver à la bonne personne (business-critical information) et au bon moment. Ou plutôt, créée par la bonne équipe qui fait face a des défis de taille.
Outre ces impacts sur les acteurs dans leur vie quotidienne au travail, la nécessité de revoir les modèles d’évaluation, des collaborateurs qui vont devenir de plus en plus un centre de préoccupation des ressources humaines si l’entreprise tend vers l’adoption de ce nouveau modèle d’organisation d’entreprise 2.0.
Ci-dessous un diagramme permettant d’identifier l’entreprise 2.0. Vous comprendrez alors que l’impact est plus important que l’on puisse le penser par rapport à l’existant
En résumé, ce schéma, développé par Fred Cavazza, (3) montre un nouveau modèle d’organisation basé sur l’entreprise 2.0. Les acteurs sont au centre de ce modèle et les outils venant comme un support d’aide à la recherche d’information utile en vue d’être interprétée et pour en dégager une valeur.
Ben que l’entreprise 2.0 soit un nouveau concept organisationnelle de gestion de l’information et des connaissances, son introduction est déjà en cours dans notre quotidien de travail mais pas suffisamment développé pour s’en apercevoir réellement des changements au quotidien.
Nous terminerons ce petit document pour mettre en évidence que la gestion des connaissances évolue, elle influe largement les évolutions technologiques et les méthodes de travail. Le résultat de ce modèle est à notre avis un de ces impacts.
Merci de partager vos commentaires.
(1) : http://blog.hbs.edu/faculty/amcafee/index.php/faculty_amcafee_v3/enterprise_20_version_20/
(2)There is a new wave of business communication tools including blogs, wikis and group messaging software — which the author has dubbed, collectively, Enterprise 2.0 — that allow for more spontaneous, knowledge-based collaboration. These new tools, the author contends, may well supplant other communication and knowledge management systems with their superior ability to capture tacit knowledge, best practices and relevant experiences from throughout a company and make them readily available to more users. This article offers a paradigm that highlights the salient characteristics of these new technologies, which the author refers to as SLATES (search, links, authoring, tags, extensions, signals). The resulting organizational communication patterns can lead to highly productive and highly collaborative environments by making both the practices of knowledge work and its outputs more visible. Drawing on case studies and survey data, the article offers managers a set of ground rules for implementing the new technologies. First, it is necessary to create a receptive culture in order to prepare the way for new practices. Second, a common platform must be created to allow for a collaboration infrastructure. Third, an informal rollout of the technologies may be preferred to a more formal procedural change. And fourth, managerial support and leadership is crucial. Even when implanted and implemented well, these new technologies will certainly bring with them new challenges. These tools may well reduce management’s ability to exert unilateral control and to express some level of negativity. Whether a company’s leaders really want this to happen and will be able to resist the temptation to silence dissent is an open question. Leaders will have to play a delicate role if they want Enterprise 2.0 technologies to succeed.
(3)http://www.fredcavazza.net/2007/07/24/quest-ce-que-lentreprise-20/
Quelques Liens :
http://www.enterprise2conf.com/about/what-is-enterprise2.0.php
http://www.enterprise2conf.com/2007/presentations/index.php
http://www.computerworld.com/action/article.do?command=viewArticleBasic&articleId=9034778
http://www.computerworld.com/action/article.do?command=viewArticleBasic&articleId=9034898
Document rédigé en collaboration :
Richard Loïc : Spécialiste KM / entreprise 2.0 – MBA IE/KM – Msc Rh
Muzard Joël : Spécialiste KM / entreprise 2.0 – Ph.D. – fondateur KM-GC-MONTREAL




